Un nouveau chantier école à Châteauneuf de Grasse !

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Objectif insertion avec la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis

Pour bâtir son projet d’insertion sur de solides fondations, quoi de plus approprié qu’un chantier école orienté second œuvre ? Du 1er mars au 31 mai 2016, un tel chantier a été ouvert à Châteauneuf de Grasse, se donnant pour projet de réhabiliter un appartement appartenant à la mairie en vue d’une mise à disposition comme logement social. Ce tout nouveau chantier école est financé par la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis, en partenariat avec la ville, le PLIE et la mission locale de Châteauneuf de Grasse. Avec 10 places offertes, dont 8 pour des jeunes et 2 à des adultes, ce chantier associant le pratique et le théorique s’est donné plusieurs objectifs : travailler sur le projet professionnel, accéder à l’emploi ou à une formation, découvrir les métiers du bâtiment, travailler en équipe, mettre en place un rythme de travail, lever des freins. Un groupe particulièrement hétérogène a été rapidement créé, allant d’un niveau début collège à un Bac Pro validé !

Sur l’appel à projet de la CASA, l’AFC-Asprocep a été retenu, sur les 3 organismes identifiés, eu égard aux nombreuses expériences positives de notre organisme de formation sur ce type de projet, ainsi que sur le critère de compétence des encadrants. Un tandem pour le moins rompu à ce type particulier de projet de formation a été constitué. Côté théorie, Nathalie Picard, Formatrice en Français travaille 2 jours par semaines sur les savoirs de base et le projet professionnel. Au menu : remise à niveau (Français, maths, Anglais), techniques de recherche d’emploi (CV, lettre de motivation, forums de l’emploi…). Dont une demi-journée en « atelier cyber » à partir duquel elle a mis en place le principe d’un carnet de bord qui suit l’évolution du chantier sur les 3 mois. Côté pratique, Firmin Gateau, Formateur technique, familier des publics relevant de la justice (Maison d’Arrêt de Grasse, UEAJ d’Antibes) intervient sur la sensibilisation aux différents métiers du second œuvre : peinture, carrelage, enduit, électricité, plomberie… Sur le chantier, Firmin est épaulé tout au long de ses 3 jours hebdomadaires d’intervention, par deux éducatrices : Françoise Pignol et Marion Pichetti. Lesquelles sont également associées aux sorties collectives. Nul doute que le partenariat avec la Mission Locale de Châteauneuf de Grasse dans le recrutement et l’accompagnement de ces jeunes du moyen pays fonctionne à plein !  En matière d’équipement, le chantier est sponsorisé par Véolia avec la fourniture à chaque participant d’un EPI (Équipement de Protection Individuel) complet : gants, casque, lunettes, gilets, pantalon et chaussures de sécurité. Une journée de présentation des métiers est également prévue au sein de ce groupe.

Pour Nathalie Picard, ce chantier école s’avère particulièrement intéressant à plus d’un titre : « on est sur un petit effectif. On est donc plus proche, et l’on peut ainsi travailler davantage les savoir-être sans s’inscrire obligatoirement dans un enseignement formel. Pour le coup, cela demande un engagement fort : on est vraiment dans l’individualité ! C’est très riche sur le plan humain. Il y a du vécu, du partage.»

Pour Corinne Bedock, Chargée de développement à la Casa, le projet répond aussi à une volonté de rééquilibrage. « Nous sommes sur ce type de dispositif depuis de nombreuses années, et nous essayons de diversifier les territoires. Après Vallauris, Valbonne et Villeneuve-Loubet, il était important, dans un souci d’équilibre, de nous porter sur le moyen-pays. De plus, nous avons plutôt développé jusqu’à présent des opérations courts-chantiers (5 à 10 semaines), sur une problématique de remobilisation, notamment à destination des décrocheurs. Ce chantier école, c’est la marche au-dessus.» Il répond aussi, selon elle, à un objectif d’intégration, d’insertion, dans le sens plus pratique du terme : « à la CASA, à travers ce projet, nous demandions à l’organisme sélectionné de travailler sur de la pédagogie active. L’idée c’est aussi de s’approprier le territoire, physiquement. Et avec le maximum d’autonomie. »